De l’expérimentation à l’institutionnalisation positive, l’innovation sociale dans le logement communautaire au Québec

Cahiers du CRISES – Collection Études théoriques – no : ET0511

Marie J. Bouchard, août 2004

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Résumé :

Quelle est la capacité des acteurs de l’économie sociale à engendrer un processus d’innovation qui ne bute pas à la rigidité des organisations et des institutions, et qui favorise une institutionnalisation positive des pratiques lorsqu’elles se diffusent ? Nous analysons ce problème à partir d’un cas, celui du logement communautaire au Québec, essayant d’apporter un éclairage sur les conditions d’émergence et de diffusion d’innovations sociales dans l’économie sociale. Nés dans le contexte de redéfinition des politiques publiques en matière d’habitation, les organismes communautaires du logement développent des innovations sociales aux plans organisationnels et institutionnels, transformant les rapports de consommation, les rapports de production, ainsi que les rapports État, marché, société civile. Les intermédiations entre les administrations publiques et les acteurs issus de la société civile favorisent le croisement de logiques a priori en opposition.

Cette tension est créatrice et génère un nouvel arrangement institutionnel. La capacité novatrice du mouvement n’en sera pas pour autant éteinte, le système institutionnel s’étant redéfini sur la base d’une gouvernance décentralisée et partenariale. Ceci permet que de nouvelles initiatives voient le jour en réponse aux nouvelles demandes sociales émergeantes.

Sources :

crises.uqam.ca/